Aux Jeux paralympiques, les larmes de bonheur contagieuses d’Aurélie Aubert, reine de la boccia

Date:

« C’est quoi la boccia ? » Rarement, en trente ans de carrière, un sujet aura été aussi mal engagé que celui-là. Lorsque, au mois de mai, le chef du service des sports du Monde m’attribua ce sport parmi ceux que j’allais couvrir pendant les Jeux paralympiques, je ne connaissais absolument rien de cette discipline. Pour être honnête, j’ignorais même son existence. « Sport de boules apparenté à la pétanque, d’origine gréco-romaine », m’indiqua Wikipédia.

Lire aussi le portrait | Article réservé à nos abonnés Jeux paralympiques : Aurélie Aubert, une vie au rythme de la boccia

Une semaine avant le début des épreuves, du 29 août au 5 septembre, une interview fut organisée en visioconférence avec deux membres de l’équipe de France et leur encadrement. Parmi les deux athlètes présents, Aurélie Aubert, « qui ne sera pas favorite dans sa catégorie, m’assura Samuel Pacheco, entraîneur de l’équipe de France. Mais elle peut créer la surprise… »

Avec une spontanéité et un naturel hors du commun, Aurélie Aubert, 27 ans, m’expliqua qu’elle avait commencé la boccia grâce à de « délicieux chocolats » que son assistante et coach, Claudine Liop, plaçait sur le terrain pour l’inciter à lancer ses boules le plus loin possible. « Sans ce sport, qui est devenu ma passion et même ma raison de vivre, je passerais mes journées au lit, m’expliqua la jeune femme, qui souffre d’une infirmité motrice cérébrale depuis sa naissance. Mon rêve serait que le stade soit plein, qu’il y ait du bruit et des cris dans les gradins. J’aimerais que mes proches soient là pour me donner encore plus de force. »

Il vous reste 59.1% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

Source du contenu: www.lemonde.fr

Share post:

Populaire

More like this
Related