Un an après l’élection du premier ministre proeuropéen, le pays se voit confier la présidence du Conseil de l’Europe. L’occasion de faire de la Pologne l’un des moteurs européens, tandis que ses détracteurs l’accusent de défendre les intérêts de Bruxelles avant ceux de Varsovie.
« La Pologne devient le leader de l’Europe. » Avec cette déclaration au lendemain de sa victoire aux élections européennes, en juin dernier, Donald Tusk semblait déjà anticiper le 1er janvier 2025. Alors que Varsovie s’apprête à reprendre la présidence tournante du Conseil de l’Union européenne demain, le chef de gouvernement entend donner à la Pologne une place centrale dans les discussions à vingt-sept. L’ancien président du Conseil européen de 2007 à 2014 a lui-même été à la tête du PPE, la formation politique européenne de centre droit, jusqu’en 2022.
Ces années ont fait de lui une figure éminente dans les hautes sphères de l’Union. Il y a quelques semaines encore, Emmanuel Macron, alors en visite à Varsovie, soulignait sa proximité avec cet Européen chevronné. « Nous nous connaissons depuis près de dix ans maintenant, et je veux dire toute la confiance que j’ai à ton égard, cher Donald. » Il faut dire que le conformisme du proeuropéen tranchait avec…
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