Foot : Brest, Olise, Mbappé…Ces Français qui ont brillé ou se sont ratés en 2024

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Découvrez quels joueurs et quelles équipes ont épaté ou déçu cette année avec le baromètre de la rubrique football du Figaro.

EN HAUSSE

Brest, le tube de l’année

Le club français de 2024, c’est sans aucun doute le Stade Brestois. Sous la houlette d’Éric Roy (57 ans), arrivé comme pompier de service surprise en janvier 2023 puis élu entraîneur de la saison 2023-2024 aux trophées UNFP, les «Ty Zefs» ont marqué une première fois l’histoire du club en terminant 3e de Ligue 1 en mai dernier, derrière Monaco et le Paris-Saint Germain, après avoir arraché le maintien un an plus tôt. Direction donc la Ligue des champions et sa toute nouvelle formule à 36 équipes, dans le costume incontesté du Petit Poucet. Sans complexe et portés par un public conscient de vivre des moments uniques dans les tribunes du Roudourou (à Guingamp) – leur stade de substitution en Coupe d’Europe – les irréductibles Bretons passeront les fêtes à la 7e place de la plus prestigieuse des compétitions avec déjà quatre victoires au compteur (Sturm Graz, Salzbourg, Sparta Prague, PSV). Inespéré et grandiose. T. J.

Les promesses de Pierre Sage

Lui non plus, personne ne l’avait vu venir. Intronisé sur le banc de l’Olympique Lyonnais à la suite de Fabio Grosso, en décembre 2023, Pierre Sage s’est affirmé comme un entraîneur qui compte en Ligue 1 lors des douze derniers mois. Son équipe lyonnaise, souvent séduisante et spectaculaire, a terminé le dernier exercice en boulet de canon (remontée de la 18e à la 6e place du championnat, finale perdue en Coupe de France contre le PSG) et reste dans le coup cette saison sur les scènes nationale (5e de Ligue 1 à la trêve) et continentale (4e de Ligue Europa). Malgré le flou économique et la menace d’une relégation administrative entourant l’OL, et même avec le fantasque américain John Textor au-dessus de sa tête, Sage et ses principes de jeu ont tenu bon aux commandes du navire rhodanien. Qui navigue désormais dans des eaux plus saines, sur le terrain du moins. T. J.

Michael Olise, la révélation tricolore

Il y a 365 jours, Michael Olise évoluait en toute discrétion à Crystal Palace, en Angleterre. Puis sa carrière s’est accélérée d’un coup. L’ailier de 23 ans, né à Londres et formé au Chelsea Football Club, a d’abord décroché la médaille d’argent avec l’équipe de France de Thierry Henry lors des Jeux Olympiques en se montrant particulièrement décisif (2 buts et 5 passes décisives inscrits en 6 matchs). De quoi attirer le Bayern Munich, qui s’est attaché ses services l’été dernier contre un chèque de 53 millions d’euros. Passé ce cap, Olise – qui possède quatre nationalités (France, Angleterre, Algérie, Nigéria) – a séduit Didier Deschamps, honorant sa première sélection chez les A lors de France-Italie (1-3) en Ligue des Nations. Mais il n’a pas (encore) convaincu sous le maillot bleu entre les rassemblements de septembre et novembre. Et ce, malgré ses débuts très encourageants sous le maillot munichois (9 buts et 6 passes toutes compétitions confondues), dans son style de fin dribbleur. T. J.

William Saliba, l’autre «crack» de Bondy

Une belle évolution. Après une année 2023 remarquable, William Saliba a réussi à hausser son niveau de jeu en 2024. Le défenseur central de l’Arsenal FC s’est de nouveau montré intraitable sur les pelouses de Premier League – passant pas loin, d’ailleurs, de remporter le titre de champion d’Angleterre avec les Gunners –, ce qui lui a valu une deuxième nomination consécutive dans l’équipe-type de la saison (2023-2024). Mais là où l’ancien sociétaire de l’AS Bondy – comme un certain Kylian Mbappé – a passé un cap, c’est en équipe de France. Appelé chez les Bleus depuis mars 2022, le joueur formé à l’AS Saint-Etienne a longtemps été cantonné à un rôle de remplaçant, Didier Deschamps lui préférant d’autres profils. Cependant, fort de ses bonnes performances en club – et de prestations moyennes de la part de certains de ses concurrents –, il a su s’imposer comme un titulaire indiscutable et indéboulonnable, notamment lors de l’Euro 2024 où il a été l’une des rares satisfactions françaises. Sa 24e place au classement du Ballon d’Or et sa présence dans l’équipe-type de l’année des trophées FIFA-The Best sont tout à fait méritées. T. D.

Thierry Henry, un coach en argent

Une bouffée d’air frais. Et une médaille qui restera dans l’histoire. Après des premières expériences en tant qu’entraîneur principal plutôt mitigées – pour ne pas dire plus –, Thierry Henry a pris les rênes de l’équipe de France Espoirs avec les Jeux olympiques de Paris 2024 en ligne de mire. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que l’ancien buteur de l’Arsenal FC et des Bleus a visé juste. En effet, malgré le refus de nombreux clubs de libérer leurs joueurs, «Titi» a réussi à former une sélection aussi cohérente qu’enthousiaste dans le jeu, portée notamment par les expérimentés Alexandre Lacazette et Jean-Philippe Mateta ainsi que par le phénomène Michael Olise. Avec trois victoires en autant de matches lors de la phase de groupes, les Bleuets ont abordé la phase à élimination directe avec beaucoup de confiance, ce qui leur a permis d’écarter l’Argentine (1-0) puis l’Egypte (3-1) afin d’atteindre la finale. Néanmoins, face à l’Espagne (3-5), la marche était trop haute. Mais ils ont tout de même obtenu une magnifique médaille d’argent qui a (un peu) fait oublier l’Euro 2024 raté de leurs aînés. Une pige plus que réussie pour Thierry Henry. T. D.

EN BAISSE

Bordeaux, la chute d’un monument

La descente aux enfers d’un géant. Le 16 août dernier, les Girondins de Bordeaux étaient officiellement relégués par la DNCG et le CNOSF en National 2, quatrième échelon du football français, suite à une anonyme 12e place décrochée en Ligue 2. Dans le rouge financièrement, en raison surtout de la gestion chaotique du propriétaire Gérard Lopez, qui est toujours aux manettes, le club bordelais a plongé au niveau amateur, libérant de leur contrat professionnel un nombre incalculable de joueurs mais aussi, de facto, des salariés en coulisses. Seul motif d’espoir pour 2025, l’équipe entraînée par Bruno Irles et portée par l’attaquant anglais Andy Carroll reste soutenue par son public et réalise une honnête première partie de saison, en course pour la montée en National. T. J.

Kylian Mbappé-Antoine Griezmann, un Euro raté

Beaucoup trop discrets. Kylian Mbappé et Antoine Griezmann – les fers de lance de l’attaque de l’équipe de France – n’ont (absolument) pas eu le rendement espéré lors de l’Euro 2024 disputé en Allemagne. Le premier (touché au visage, précisons-le) a certes inscrit un but – sur penalty – contre la Pologne (1-1) lors de la phase de groupes et délivré deux passes décisives durant le tournoi, il n’a toutefois pas pesé dans l’animation offensive comme il aurait dû le faire, notamment dans les matches à élimination directe, même quand il a été replacé sur le côté gauche, son poste de prédilection. Le second, pour sa part, a été (quasiment) transparent, ne parvenant jamais à retrouver l’influence dans le jeu qui était la sienne lors des dernières grandes compétitions – malgré de gros efforts, comme toujours ! – et terminant avec aucune réalisation et aucune offrande au compteur ; d’ailleurs, pour la demi-finale face à l’Espagne, Didier Deschamps avait choisi de le laisser sur le banc des remplaçants au coup d’envoi, un choix fort qui montre à quel point «Grizou» n’a pas été à la hauteur des attentes. En tout cas, sans de très bons Kylian Mbappé et Antoine Griezmann, il était certain que les Bleus ne pouvaient pas aller chercher un nouveau sacre européen. T. D.

Olivier Giroud, sortie manquée avec les Bleus

Le buteur le plus prolifique de l’équipe de France (57 buts en 137 sélections) rêvait sans doute de meilleurs adieux. Olivier Giroud, qui avait annoncé en amont sa retraite internationale à l’issue de la compétition, a raté son Euro dans les grandes largeurs. Comme ses historiques compères d’attaque Kylian Mbappé et Antoine Griezmann. Déclassé par Didier Deschamps et à court de forme lors de ses entrées en jeu, le Français de 38 ans, qui sortait pourtant d’une saison pleine à l’AC Milan (15 buts, 8 passes en 35 matchs de Serie A), s’est contenté de miettes (60 minutes de jeu au total) jusqu’à l’élimination sans appel des Bleus en demi-finale contre l’Espagne (1-2). Une sortie sans saveur, bien trop anonyme, pour le champion du monde 2018 qui aura tant donné à l’équipe de France, avant d’aller terminer tranquillement sa carrière au Los Angeles FC avec son ami Hugo Lloris. T. J.

Le Paris SG, seule ombre au tableau en C1

La seule ombre au tableau. Du moins, pour le moment. Après un exercice 2023-2024 plus qu’honorable en Ligue des champions – élimination en demi-finales face au Borussia Dortmund –, on s’attendait à ce que le Paris SG réalise une belle entame sur la scène européenne en 2024-2025, d’autant plus avec l’instauration de la nouvelle version de la C1 censée – c’est ce que l’on disait ! – favoriser les grosses écuries. Mais finalement, les Rouge et Bleu – qui ont hérité d’un calendrier particulièrement difficile – ont montré leurs limites, s’inclinant face à l’Arsenal FC (2-0), le Club Atlético de Madrid (1-2) et le FC Bayern Munich (1-0)…et concédant le match nul contre une formation largement à leur portée, le PSV Eindhoven (1-1). Décevant. Pour le moment, les hommes de Luis Enrique sont éliminés de la compétition puisqu’ils pointent à la 25e place du classement, à une position (et un point) des barrages. Toutefois, ils ont encore une chance de poursuivre leur aventure européenne. Pour ce faire, ils devront aller chercher des résultats positifs en janvier 2025 contre le Manchester City FC et le VfB Stuttgart…qui joueront aussi leur survie en C1. T. D.

Raphaël Varane, une fin (un peu) trop terne

C’est un monument du football français qui a arrêté. Après une saison 2023-2024 tronquée par plusieurs blessures, Raphaël Varane a quitté le Manchester United FC pour rejoindre le Como 1907 – tout juste promu en Serie A – durant l’été, pour ce qui devait être (sans doute) sa dernière expérience (en Europe ?). Malheureusement, en raison de problèmes récurrents au genou, le défenseur central formé au RC Lens n’a jamais pu jouer avec sa nouvelle formation – si ce n’est un match de Coupe d’Italie – et a ainsi décidé, le 25 septembre, de raccrocher les crampons à seulement 31 ans après quatorze ans de carrière professionnelle. Il laisse une trace indélébile dans l’histoire du football tricolore puisqu’il a notamment remporté la Coupe du monde 2018 avec l’équipe de France et pas moins de quatre – ! – Ligue des champions avec le Real Madrid (2014, 2016, 2017, 2018). Une fin un peu triste pour si un grand joueur. T. D.

Source du contenu: www.lefigaro.fr

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