Rue Servan à Paris, le créateur Pieter Mulier écrit un nouveau chapitre de l’histoire d’Alaïa

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Pieter Mulier, dans ses bureaux aux airs de galerie d’art, rue Servan, à Paris, le 14 septembre 2025.

Ce samedi 4 octobre, aux alentours de 9 heures, il règne près de la place Denfert-Rochereau, à Paris, une activité inhabituelle : sous une pluie torrentielle, des dizaines de personnes convergent vers l’ancienne Fondation Cartier. Ce sont les invités du défilé Alaïa qui entament une nouvelle journée de fashion week. L’enchevêtrement de parapluies et les pieds trempés leur arrachent quelques soupirs avant d’entrer dans le bâtiment, mais, une fois à l’intérieur, les complaintes météorologiques cèdent la place à des remarques admiratives quant au décor.

Dans la structure de verre et d’acier imaginée en 1994 par Jean Nouvel, un écran géant recouvre le sol, un immense miroir tapisse le plafond. Quand le défilé commence, le public ne sait que regarder : l’hypnotisante vidéo de visages de mannequins filmés en très gros plan qui se reflète au plafond ou les silhouettes à la beauté tranchante ? « Je voulais des vêtements qui pleurent », explique le directeur artistique Pieter Mulier après le show à un auditoire visiblement ému, parmi lequel le designer Raf Simons, son ancien mentor et ami de longue date, qui l’a longuement enlacé. L’idée des larmes se reflète dans la verticalité des silhouettes, comme étirées, et dans les regards embués de certains invités.

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Source du contenu: www.lemonde.fr

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