CHRONIQUE – Il est urgent de réformer la sphère publique pour redresser les finances du pays. Moody’s devrait aider le premier ministre à convaincre les parlementaires de cette nécessité.
Michel Barnier est tombé sur le budget, trois mois après son entrée à Matignon. François Bayrou fera-t-il mieux ? A minima, il disposera d’un peu plus de temps de son prédécesseur, qui n’avait bénéficié que de quelques jours de battement pour plancher sur ses lois de finances. La loi spéciale, que le gouvernement s’apprête à faire voter en catimini, résout en effet les questions de continuité de l’État au-delà du 31 décembre. Il faudra ensuite, sous peine de multiplier les hiatus, la remplacer rapidement par un texte budgétaire classique. Alors que les différents partis n’ont cessé depuis cet automne de hérisser de lignes rouges leur périmètre de négociation, les marges de manœuvre du prochain gouvernement paraissent toutefois étroites.
Le nouveau premier ministre a conscience de la difficulté. Lors de la passation de pouvoir, il a souligné « l’Himalaya » qui restait à gravir et estimé que « les déficits et la dette posent un problème moral »…
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