DÉCRYPTAGE – Puisqu’il prévient qu’il va falloir fournir un effort considérable pour nos armées, sans augmenter les impôts et sans préciser ce qu’il faudra sacrifier dans nos dépenses, la solution semble être une nouvelle fois dans la dette.
Ce n’est pas lui qui l’a dit, mais le futur chancelier allemand Friedrich Merz. «Face aux menaces qui pèsent sur notre liberté et sur la paix de notre continent, la règle pour notre défense doit être désormais: “quoi qu’il en coûte”», a affirmé le dirigeant conservateur, tirant enfin les conséquences du «changement d’ère » diagnostiqué par son prédécesseur Olaf Scholz. Une déclaration prononcée le même jour que l’allocution télévisée aux accents dramatiques d’Emmanuel Macron, le 5 mars, marquant, lui aussi l’entrée dans une « nouvelle ère ». Quand les Allemands deviennent plus « français » en desserrant les cordons de la dépense publique, les Français n’en deviennent pas plus «allemands» pour autant.
Au contraire, l’impératif stratégique pourrait être une nouvelle occasion de laisser filer davantage les finances publiques. La référence au « whatever it takes » de Mario Draghi en 2012, alors président de la Banque centrale européenne, pour sauver l’euro attaqué par les spéculateurs…
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