L’industrie française des engrais va-t-elle profiter des droits de douane sur les produits russes ?

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DÉCRYPTAGE – L’objectif de Bruxelles est double : augmenter la production européenne d’engrais afin d’accroître son indépendance et priver Moscou d’une manne qui contribue à financer la guerre en Ukraine.

C’est une mesure qui devrait rebattre les cartes de la production d’engrais en Europe. À partir du 1er juillet, l’Union européenne va surtaxer les importations d’engrais azotés en provenance de Russie et de Biélorussie. En plus de 6,5 % de droit de douane auxquels sont soumis les produits non européens, les engrais russes se verront appliquer une taxe comprise entre 40 et 45 euros par tonne. Celle-ci va augmenter progressivement au cours des trois prochaines années pour atteindre 430 euros par tonne en 2028. Aujourd’hui, une tonne d’engrais azoté se vend autour de 330 euros. L’objectif de Bruxelles est double : augmenter la production européenne d’engrais afin d’accroître son indépendance et priver Moscou d’une manne qui contribue à financer la guerre en Ukraine.

Les engrais azotés sont produits à partir d’ammoniac, traditionnellement obtenu en combinant l’azote de l’air avec l’hydrogène extrait du gaz naturel. Un avantage indéniable pour la Russie, producteur de gaz naturel à bas coût…

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