Un câble a été une nouvelle fois endommagé à une profondeur d’au moins 50 mètres entre la Suède et la Lettonie. Une enquête pour «sabotage aggravé» a été ouverte par Stockholm.
Une enquête pour «sabotage aggravé» a été ouverte en Suède après qu’un nouveau câble sous-marin a été endommagé en mer Baltique entre la Suède et la Lettonie, nouvel incident qui suit une série de problèmes similaires en mer Baltique. «Un navire suspecté d’avoir effectué le sabotage a été saisi sur décision du procureur», a indiqué le parquet dans un communiqué.
«Des informations suggèrent qu’au moins un câble de données entre la Suède et la Lettonie a été endommagé dans la mer Baltique», a ainsi noté Ulf Kristersson, sur X. «Le câble appartient à une entité lettone. J’ai été en contact étroit avec mon homologue lettone, la Première ministre Evika Siliņa, au cours de la journée», a ensuite précisé le dirigeant. Et d’ajouter que «la Suède, la Lettonie et l’OTAN coopèrent étroitement sur cette question. La Suède contribuera aux efforts d’enquête sur cet incident présumé en mettant à sa disposition les moyens nécessaires».
Les dommages ont eu lieu dans les eaux territoriales suédoises à une profondeur d’au moins 50 mètres, selon des responsables. Des «perturbations dans les services de transmission de données» ont eu lieu, a déclaré le centre national de radio et de télévision de Lettonie (LVRTC), précisant que des solutions de remplacement avaient été trouvées et que les utilisateurs finaux ne seraient globalement pas affectés. «Sur la base des constatations actuelles, nous présumons que le câble a été considérablement endommagé par des facteurs externes», a déclaré la société dans un communiqué. «LVRTC a engagé des actions de procédure pénale».
De son côté, la Lettonie a annoncé avoir dépêché un navire de guerre sur le lieu de l’avarie, précisant avoir identifié un «navire suspect», le Michalis San, ainsi que deux autres navires, dans la zone. «Nous avons un navire de guerre qui patrouille la mer Baltique en permanence, jour et nuit, et qui nous a permis de nous déployer rapidement dès que nous avons connaissance de l’avarie», a déclaré le commandant de la Marine lettone, Maris Polencs, lors d’une conférence de presse.
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«Solidarité» européenne
Rapidement, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a fait part de sa «solidarité totale» avec les pays européens touchés par ces dommages. «La résilience et la sécurité de nos infrastructures critiques sont une priorité absolue», a-t-elle souligné sur le réseau social X.
Un incident similaire s’était produit quelques semaines plus tôt, en mer Baltique. En novembre, deux câbles sous-marins y ont été sectionnés, le premier reliant la Suède et la Lituanie via l’île stratégique de Gotland, le deuxième reliant l’Allemagne et la Finlande. Un porte-conteneurs sous pavillon chinois, le Yi Peng 3, avait été localisé sur les lieux par la marine suédoise. En janvier, l’Otan a annoncé une mission visant à protéger ces infrastructures sous-marines.
Les pays riverains de la mer Baltique s’efforcent de renforcer leurs défenses après le sabotage présumé de plusieurs câbles sous-marins survenus ces derniers mois. Ces dégradations, ciblant les infrastructures énergétiques et de communication, s’inscrivent, selon des experts et responsables politiques, dans le contexte d’une «guerre hybride» menée par Moscou contre les pays occidentaux, dans ce vaste espace maritime bordé par plusieurs membres de l’Otan et par la Russie.
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