Le Musée des arts décoratifs de Paris expose jusqu’au 11 janvier 2026 une monographie dédiée au couturier qui a décorseté les femmes et inventé la haute couture moderne.
Coco Chanel et Paul Poiret ne s’appréciaient guère. La croisant à une soirée habillée de noir, comme à son habitude, il lui demanda de qui elle était en deuil. Elle lui répondit : « De vous ! » Si tous deux ont libéré la femme au début du XXe siècle, Mademoiselle était aussi ascétique que lui était exubérant. À l’inverse, Christian Dior, le créateur de la femme-fleur, adulait son aîné : « Poiret vint et bouleversa tout », écrivit-il dans ses Mémoires. Elsa Schiaparelli ne tarissait pas non plus d’éloges à son propos. « Il a été son mentor, il l’a beaucoup aidée alors qu’elle cherchait un travail pour nourrir sa fille », raconte Marie-Sophie Carron de la Carrière, conservatrice en chef au département mode et textile du Musée des arts décoratifs et commissaire de l’exposition « Paul Poiret, la mode est une fête », à voir jusqu’au 11 janvier 2026.
Thérèse Bonney – Reproduction : BHVP / Parisienne de Photographie
«Schiaparelli et Poiret se rencontrent au début des années 1920 alors qu’il est au sommet de sa gloire. Ils se…
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