Rattrapé par les frasques et les dettes, l’homme qui se faisait appeler « l’Empereur » a confié 115 objets à Sotheby’s. La vente, mercredi, comprend de belles surprises et aussi des déceptions qui étaient pressenties.
Tous les yeux étaient braqués, mercredi, chez Sotheby’s, au 83, Faubourg-Saint-Honoré, pour la vente à risque de la « collection historique » de Pierre-Jean Chalençon, l’homme à la tignasse de Polnareff se faisant appeler « l’Empereur ». Cette dispersion sonne la fin d’un empire pour ce fou de Napoléon que l’on sait très endetté – même s’il a échappé une nouvelle fois à la mise aux enchères de son palais Vivienne – , a rempli globalement ses espérances. La preuve que son audace a payé et qu’il ne s’est pas beaucoup trompé. Ou, alors, en toute connaissance de cause.
Le bicorne, pièce qui fait toujours le piquant d’une vente napoléonienne, reste la grande interrogation. Chalençon l’a-t-il acquis en pensant qu’il était vrai ou l’imaginait-il faux ? Le marché a tranché. Les potentiels acheteurs se sont renseignés sur cette pièce censée être iconique, rétrogradée dans son attribution à Poupard, le chapelier de l’empereur. Après une mise à prix à 200 000 euros, une seule petite…
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