ENTRETIEN – Richard Fontaine est directeur du Cnas (Center for a New American Security) et ancien conseiller en politique étrangère du sénateur républicain John McCain.
LE FIGARO. – Donald Trump arrive-t-il en faiseur de paix au sommet de l’Otan, après l’annonce du cessez-le-feu entre Israël et l’Iran ?
RICHARD FONTAINE. – L’intervention américaine contre l’Iran s’est très bien déroulée, ainsi que les opérations israéliennes contre l’Iran. D’importantes questions restent en suspens, comme l’efficacité réelle des frappes militaires dans la destruction des sites nucléaires iraniens et du matériel nucléaire. Je ne pense pas que l’AIEA puisse y avoir accès de sitôt, mais les Israéliens disposent de renseignements efficaces et seront capables de présenter un état des lieux assez précis. Trump aborde ce sommet en pensant qu’il bénéficie d’un élan important.
Les Européens, mais aussi les Américains, voulaient un sommet étroitement ciblé sur les 5 % de dépenses de défense des alliés. Il n’était pas question de parler uniquement de l’Ukraine, ou de l’Iran. L’idée était de montrer qu’il y avait un accord sur ce sujet et il semble que tout le monde soit d’accord…
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