RÉCIT – Une partie de la gauche presse certains maires de suspendre leurs partenariats avec des villes israéliennes, en invoquant l’urgence humanitaire à Gaza. Des initiatives loin d’être fortuites à l’approche des municipales du printemps 2026.
Comme souvent lorsque la gauche se déchire, tout part de Jean-Luc Mélenchon. Début juin, le leader Insoumis se félicite, photo à l’appui, sur le réseau social X, d’une supposée rupture des liens entre Val-de-Reuil (Eure) et la ville israélienne de Meitar, avec laquelle la commune est, a priori, jumelée. À ses yeux, ce geste exprime la «protestation» de la municipalité normande «contre le génocide des Palestiniens perpétré par (Benyamin) Netanyahou » et traduit sa préoccupation face à l’urgence humanitaire à Gaza. Problème : ce jumelage avait en vérité pris fin il y a plus de vingt ans, comme l’a rappelé le maire PS Marc-Antoine Jamet. Une rupture, a précisé ce dernier, qui n’était pas justifiée par des considérations «idéologiques» mais par des raisons strictement «administratives et financières».
La rectification a beau venir de l’édile lui-même, elle peine à convaincre les Insoumis, à commencer par Alma Dufour, députée de Seine-Maritime, qui s’en est rapidement prise à son collègue…
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