Une cour d’appel fédérale américaine a statué, vendredi 29 août, qu’une grande partie des droits de douane dits « réciproques » imposés par les Etats-Unis étaient inconstitutionnels. L’affaire concerne les taxes qui ne frappent pas des secteurs spécifiques, une éventualité redoutée par le président américain, Donald Trump, qui a déjà annoncé qu’il allait saisir la Cour suprême, à majorité conservatrice pour trancher le litige en dernière instance.
« TOUS LES DROITS DE DOUANE SONT ENCORE EN VIGUEUR ! » a-t-il réagi rapidement dans un message sur son réseau Truth Social, l’exécution du jugement étant suspendue jusqu’au 14 octobre. « Désormais, avec l’aide de la Cour suprême des Etats-Unis, nous les utiliserons au service de notre nation et rendrons à l’Amérique sa richesse, sa force et sa puissance », a ajouté le président, critiquant une décision « désastreuse » prise par « une cour d’appel hautement politisée ».
Selon le jugement de vendredi, qui confirme une décision de première instance rendue en mai par un tribunal commercial, Donald Trump n’était pas légalement autorisé à déclarer l’état d’urgence nationale pour imposer des surtaxes à l’importation dans son pays.
« Ruine financière » pour les Etats-Unis
« Si elle était maintenue, cette décision détruirait littéralement les États-Unis d’Amérique », a également écrit le président républicain sur sa plateforme
L’administration américaine a fait valoir que si les droits de douane étaient supprimés, les Etats-Unis pourraient être obligés de rembourser une partie des taxes à l’importation qu’ils ont collectées, ce que le ministère de la justice a qualifié de « ruine financière » pour le pays.
Les recettes douanières ont atteint 142 milliards de dollars (121 milliards d’euros environ) en juillet 2025, soit plus du double de ce qu’elles étaient à la même période l’année précédente.
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