RÉCIT – L’entreprise émiratie multiplie les accords pour bâtir une position stratégique digne des grandes compagnies pétrolières du XXe siècle. Une façon de peser à la fois sur la région et dans la diplomatie technologique mondiale.
Peng Xiao est décidément l’homme que tout le monde s’arrache. Depuis plusieurs mois, le patron de G42, le holding dédié à l’intelligence artificielle des Émirats arabes unis, enchaîne les sommets et conférences, les poignées de main prestigieuses et les signatures de contrats à plusieurs dizaines de milliards de dollars. Cette semaine, c’est à Paris qu’il a posé ses valises, où il est apparu le temps d’un entretien d’une heure avec la ministre du Numérique, Clara Chappaz, sur la scène de Vivatech. Il y a trois semaines, c’était aux côtés de Sam Altman (OpenAI), Jensen Huang (Nvidia) et Masayoshi Son (SoftBank) qu’il se montrait pour lancer un campus de centres de données titanesque aux portes d’Abu Dhabi. En début d’année, il échangeait avec Larry Fink, le patron de BlackRock, devant les caméras de Bloomberg. Politiques, magnats de la tech, investisseurs : tous veulent capter l’attention du discret stratège d’Abu Dhabi – et, à travers lui, accéder à l’une des poches les plus profondes…
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