Plaquer et marquer des essais rend-il meilleur sur un tatami ? Double médaillée olympique de judo – en argent à Tokyo, en 2021, et en bronze à Paris, en 2024 –, Amandine Buchard ne saura jamais si se lancer plus tôt sur les terrains de rugby lui aurait permis d’être sacrée championne olympique en moins de 52 kilos, dans la capitale française, l’été dernier. Quoi qu’il en soit, la pratique du ballon ovale rend la judoka française de 29 ans plus heureuse.
Depuis qu’elle a pris une double licence au Stade français (club omnisports parisien), au sortir des Jeux de 2024, elle se sent « épanouie dans sa pratique du judo, du rugby et dans sa vie quotidienne ». Samedi 14 juin, la quadruple médaillée de bronze mondiale vise une première médaille d’or planétaire à l’occasion des Mondiaux de Budapest (Hongrie). « Ce double projet me plaît », insiste la Française.
Les prémices de cette aventure sportive sont encourageantes. Vainqueure de ses deux premières compétitions de 2025 – à Tbilissi (Géorgie), en mars, puis à Douchanbé (Tadjikistan), en mai –, Amandine Buchard connaît un début de saison éblouissant, et occupe même la première place au classement mondial. « Pour l’instant, c’est du 100 %, se réjouit-elle, interrogée par Le Monde avant les Mondiaux. Pourtant, il est difficile de se remettre en route en année post-olympique. Je n’ai pas eu de vraie pause, car j’étais sur les terrains de rugby dès le mois d’août [2024]. »
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