Une montre rien que pour soi

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Faire réaliser son garde-temps sur mesure est une expérience que l’on peut s’offrir à tous les prix, ou presque.

A l’instar d’un costume dont on sélectionne l’étoffe, la coupe et les détails, un garde-temps créé rien que pour soi n’aura pas la même valeur à nos yeux. En la matière, toutes les extravagances sont permises ou presque, les grandes maisons se faisant fort de les exaucer. À condition, bien sûr, que l’objet «reste fidèle au style, aux standards de qualité et de faisabilité de la maison», précise-t-on chez Cartier, où les commandes spéciales se pratiquent en horlogerie comme en joaillerie. «Tout peut être imaginé, des animations de cadrans, l’application de métiers d’art uniques, le pavage des pièces, jusqu’à l’exceptionnel.» Qu’il s’agisse de sur-mesure ou de personnalisation – comme chez Jaeger-LeCoultre, où le boîtier de la Reverso est un espace d’expression que l’on peut graver, laquer ou émailler, c’est aussi la relation humaine qui donne du sens au projet. Tout part d’un échange, qui donnera lieu à un dessin, puis à la pièce réalisée. Si elles communiquent peu sur le sujet, nombre de maisons horlogères s’en sont fait une spécialité, et le bouche-à-oreille fait son office. Prisées pour leur exclusivité, elles peuvent aller jusqu’à créer une montre pour satisfaire une demande particulière.

Master ­Jumper
sdp
Maestro
sdp

C’est le cas chez Franck Muller, où l’on part parfois d’une page blanche pour concevoir un boîtier, un cadran voire un nouveau mouvement. Avec une complication unique au monde – heure, minute et date sautantes -, la Master Jumper, entrée depuis en collection, en est le meilleur exemple. «Les demandes émanent de collectionneurs qui ont de l’expérience. Ils aiment porter une montre qu’ils ne verront pas ailleurs», analyse-t-on chez Gerald Charles où un horloger est chargé des pièces uniques à Genève. La boîte baroque de la Maestro jadis dessinée par Gérald Genta peut être personnalisée: matériau, sertissage, cadran et décoration, mouvement, complications… Seule condition, choisir une complication et disposer d’un budget de départ d’un peu plus de 85 000 euros. Cette approche expérientielle est le fondement de DYW (Develop Your Watch) qui propose de créer sa montre trois aiguilles ou tourbillon (sur la base d’un calibre d’Olivier Mory) et de la personnaliser grâce aux métiers d’art. Ici aussi, «les clients adorent la discrétion», confirme Miguel Bolea Moreno, fondateur de la marque.

Pas toujours un luxe inaccessible

Chez Porsche Design Timepieces, on configure sa montre comme on le fait d’une voiture pour l’assortir à sa 911. Bague de cadran, coloris assortis aux carrosseries et aux habitacles, bracelet, masse oscillante en forme de jante… Le configurateur offre 6 millions de possibilités.

Pour autant, le sur-mesure n’est pas toujours un luxe inaccessible. Swatch propose de combiner modèle, motifs et mouvement pour une centaine d’euros. Du côté du français Herbelin, changer de style est un jeu: on associe une tête de montre (les riches collections Antarès ou Art déco s’y prêtent) et un, voire plusieurs bracelets, parmi les 120 disponibles, de l’acier au cuir double tour à motif léopard, pour créer une montre qui vous ressemble… pour environ 500 euros.

Source du contenu: www.lefigaro.fr

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