Carlos Alcaraz face à Jannik Sinner, une finale de Roland-Garros où la terre battue, aussi, a son mot à dire

Date:

Carlos Alcaraz est le tenant du titre à Roland-Garros, mais Jannik Sinner est le numéro un mondial. L’Espagnol a dominé la saison sur terre battue, mais l’Italien n’a pas perdu le moindre set de la quinzaine. Alcaraz a gagné ses quatre derniers face-à-face avec Sinner, mais ce dernier a remporté les deux derniers tournois du Grand Chelem. Avant la finale de Roland-Garros, dimanche 8 juin, à 15 heures, pas facile de départager les deux hommes au jeu des pronostics. Alors, il faut peut-être regarder vers le ciel. Pas en quête d’un quelconque signe, mais plutôt en s’intéressant à la météo.

Mélange notamment de brique pilée et de calcaire, la terre battue est une surface vivante, qui évolue au gré des éléments. Lente par définition, elle est le paradis des défenseurs, qui peuvent en plus y exécuter de grandes glissades, dont raffolent Carlos Alcaraz et Jannik Sinner. Mais les deux hommes n’ont pas tout à fait le même jeu. Et si une bonne dose d’humidité ou quelques gouttes de pluie venaient s’inviter à la fête, chacun devrait s’adapter.

« Plus le court est humide, plus il devient lent. Plus il est sec, plus il devient rapide », explique Philippe Vaillant, qui bichonne les terrains de Roland-Garros pour la 24e année – dont sept en tant que responsable des courts – au sein d’une équipe de 187 personnes. A l’écouter, on pourrait ainsi croire qu’un temps capricieux avantagerait Alcaraz, en ralentissant les frappes puissantes de Sinner. Mais le jeu fait de balles liftées de l’Espagnol s’en trouverait aussi affaibli. « Sur une terre battue humide, le rebond est moins haut, ajoute Philippe Vaillant. En plus la balle s’alourdit en se gorgeant d’eau. »

Il vous reste 55.98% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

Source du contenu: www.lemonde.fr

Share post:

Populaire

More like this
Related