Jannik Sinner et Alexander Bublik ont un point commun : ils se rendront sur le court Philippe-Chatrier, mercredi 4 juin dans l’après-midi, pour disputer leur quart de finale à Roland-Garros. Pour le reste, tout oppose les deux hommes. L’Italien, numéro 1 mondial, est un monstre de constance, capable de jouer des heures sans se frustrer et ne dit pas un mot plus haut que l’autre une fois le court quitté. Bref, un « robot », voire un « fou de la performance », dixit son adversaire kazakh, qui n’a pas tout à fait la même rigueur.
Alexander Bublik préfère cultiver son excentricité. Du talent plein la raquette, il refuse de se plier docilement au mode de vie du circuit professionnel de tennis. Sauter un entraînement parce que l’envie n’est pas là ? Aucun problème. « De mon point de vue, je suis quelqu’un de normal. Ce sont les autres qui me font me sentir différent », justifie le joueur de 27 ans. A l’instar du Français Benoît Paire ou de l’Australien Nick Kyrgios, il n’est pas à une fulgurance près. Ses matchs valent le coup d’œil, au moins pour le spectacle.
Un jour, le Kazakh peut décider qu’il est préférable de taper un smash avec le manche de sa raquette, et marquer le point en prime. Le suivant, il préférera confier son outil de travail à une ramasseuse de balle, persuadé qu’elle fera mieux que lui sur le terrain. Un autre, sa colère provoquera la destruction non pas d’une, mais de trois raquettes coup sur coup en pleine rencontre.
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