La chemise guayabera, portée à la façon d’une saharienne

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LA CHRONIQUE DE JULIEN SCAVINI – Un modèle constitutif de l’histoire esthétique de l’Amérique centrale et du Sud, et tenue officielle à Cuba.

Regardez Le cave se rebiffe, de Gilles Grangier sorti en 1961. Au début du film, Bernard Blier, alias Charles Lepicard, vient présenter son plan pour réaliser de la fausse monnaie à Jean Gabin dit «Le Dabe». Sous le soleil ardent de l’Amérique du Sud, au bord du champ de courses, Lepicard sue sang et eau, et finit par retirer sa veste de costume. Son interlocuteur porte non seulement un chapeau de paille, mais il est plus à l’aise vêtu d’un pantalon ample de laine froide et d’une grande chemise portée à la façon d’une saharienne. Cette liquette porte un nom: c’est une guayabera. Un modèle constitutif de l’histoire esthétique de l’Amérique centrale et du Sud, et tenue officielle à Cuba. Il se dit que les Espagnols se seraient inspirés d’une chemise brodée des Philippines, mais cette histoire est peu vérifiée et source de querelles nationalistes. Coupée dans un voile de coton ou coton-lin, blanc principalement, parfois de couleur ocre, elle arbore quatre poches sur le devant. Et présente…

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