CONTRE-POINT – Mais si le bilan peut être un atout, il ne peut pas être la matrice d’un projet futur. Le « socle commun », on le vérifie chaque jour un peu plus, n’a été qu’une entente défensive.
Les Républicains doivent-ils être reconnaissants envers Emmanuel Macron ? Il faut reconnaître que la vie politique emprunte parfois des chemins détournés. Et paradoxaux. Sans la dissolution, en effet, Les Républicains n’auraient pas rejoint le gouvernement et Bruno Retailleau n’aurait pas acquis la popularité qui lui a permis de prendre la présidence du parti et d’entrer dans le cercle restreint des prétendants crédibles à la prochaine élection présidentielle.
Le pari n’était en rien gagné d’avance. Il était risqué pour un parti qui combattait résolument le chef de l’État de le rejoindre au crépuscule de sa présidence. Il faut toutefois se rappeler que cette entrée au gouvernement avait en septembre dernier plus des airs de cohabitation que de ralliement, le premier ministre choisi, Michel Barnier, étant issu de LR. Dans l’opposition depuis douze ans, la droite partisane a regagné du crédit en renouant avec la culture de gouvernement. Parfois sévère en privé sur bien des membres de…
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