LA CHRONIQUE DE JULIEN SCAVINI – En se basant sur l’art du costume anglais déjà bien implanté et qui fit l’âge d’or d’Hollywood dans les années 1930, les tailleurs d’outre-Atlantique mettent au point un style outré.
Parler de style américain, c’est regarder dans le rétro: les années 1940. Sorti victorieux de la Seconde Guerre mondiale, l’homme américain cherche à montrer sa robustesse. En se basant sur l’art du costume anglais déjà bien implanté et qui fit l’âge d’or d’Hollywood dans les années 1930, les tailleurs d’outre-Atlantique mettent au point un style outré. Les vestes s’allongent, les pantalons s’élargissent. Quant aux épaules, copieusement bourrées de ouate, elles deviennent colossales. Très répandue, la confection a une certaine avance «marketing», s’emploie à populariser ce style. Puis l’efficacité industrielle cherche à simplifier les vestes. La pince poitrine sur le devant disparaît estompant le cintrage. Cette nouvelle version, un peu tonneau, prend le nom de sack suit (costume sac). Sur le même autel est abandonnée la doublure. Devant, la parementure américaine, large panneau de tissu portant les poches intérieures, la remplace.
Enfin l’usage du coton se répand. Moins onéreux que la laine…
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