ENTRETIEN – Matthieu Courtecuisse, le patron du cabinet de conseil Sia, estime qu’il est encore possible de stopper la fuite de cerveaux qui frappe le pays depuis vingt-cinq ans.
Le PDG du cabinet de conseil Sia analyse les ressorts de la « détalentisation » et propose des remèdes pour la stopper.
LE FIGARO. – Comment analysez-vous la récente vague de nominations de Français à la tête de groupes étrangers ?
MATTHIEU COURTECUISSE. – Ces derniers mois, le Choose France cher au président Macron a pris la forme d’un « Choose Frenchies ». Le géant américain des cosmétiques Estée Lauder, la banque néerlandaise ABN Amro, le leader mondial de l’IA générative OpenAI ont ainsi choisi des Français comme numéro un ou deux. Les entreprises étrangères ont identifié les forces de l’école managériale française. À la formation d’élite dans l’enseignement supérieur s’ajoutent les groupes français leaders de leur secteur, qui deviennent des fabriques de dirigeants, à commencer par L’Oréal et LVMH. Aucun autre pays européen ne bénéficie de cette image et de cette force.
Depuis quelques années, il s’est constitué un « shadow CAC 40 » composé d’entreprises étrangères…
Source du contenu: www.lefigaro.fr
