Il était l’attraction du meeting de Xiamen, en Chine, première des quatorze étapes de la Ligue de diamant avant la finale prévue les 27 et 28 août en Suisse. Le double champion olympique et recordman du monde du saut à la perche, Armand Duplantis, l’a emporté comme cela était prévisible, samedi 26 avril, pour sa rentrée. Mais pour une fois, le Suédois n’a pas écrasé le concours. Seul perchiste à passer les 5,92 m, il s’est incliné trois fois face à une barre située à 6,01 m.
On l’avait déjà quitté fatigué, fin mars à Nankin (Chine), où malgré un troisième titre mondial de rang en salle, « Mondo » avait été bousculé par le Grec Emmanouil Karalis. Médaillé de bronze à l’été 2024 à Paris et champion d’Europe en titre, celui-ci avait effacé toutes les hauteurs à son premier essai, jusqu’à 6,05 m. De quoi mettre la pression sur le Suédois de 25 ans, qui avait même dû s’y reprendre à deux fois pour franchir 6,10 m.
Si Armand Duplantis avait fini par l’emporter, il avait choisi de reposer la perche dès l’or assuré – à 6,15 m contre 6,10 m pour son rival –, sans même tenter d’améliorer sa référence mondiale (6,27 m, établie quelques semaines plus tôt à Clermont-Ferrand lors du All-Star Perche). A Xiamen, Duplantis n’a donc pas non plus amélioré son record, et aurait même pu connaître la défaite si la concurrence avait été plus en réussite.
Car Emmanouil Karalis a échoué deux fois à 5,82, et s’est même blessé sur sa deuxième tentative lorsque sa perche est retombée sur son visage. Parti à l’hôpital, il n’a pas tenté un troisième saut et a terminé deuxième, devant le Néerlandais Menno Vloon.
Un diamant avec plus d’argent
La Ligue de diamant est constituée de quatorze meetings, de Xiamen à Bruxelles le 22 août, lors desquels les meilleurs athlètes du monde marquent des points, dans le but de participer à la finale, organisée à Zurich (Suisse).
Mais ce circuit est désormais concurrencé par le Grand Slam Track (GST), lancé par l’ancien roi américain du sprint Michael Johnson, dont l’ambition est de « révolutionner » l’athlétisme et de le « remettre sur le devant de la scène ».
Le format du GST, inauguré le 4 avril en Jamaïque et composée de quatre dates chaque année, voit 48 athlètes, hommes et femmes, sous contrat et autant de « challengers » qui s’affrontent en 12 groupes de 8, classés par spécialités, allant du sprint aux haies, en passant par le demi-fond – les concours de lancers et de sauts sont exclus de la formule –, avec deux courses en trois jours pour chacun des groupes. Le tout assorti de primes alléchantes : de 100 000 dollars (92 500 euros) pour les vainqueurs à 10 000 dollars minimum pour les derniers, par meeting.
Pour tenter de jouer des coudes, la fédération internationale, World Athletics, a annoncé une dotation « record » de 9,24 millions de dollars (8 millions d’euros) pour la Ligue de diamant, avec 500 000 dollars pour chacun des 14 meetings et 2,24 millions pour la finale. Le vainqueur d’une série dans chaque discipline empochera donc 10 000 dollars et 30 000 dollars lors de la finale.
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Autre nouveauté, la mise en place d’épreuves baptisées « Diamond League Plus » – quatre lors des meetings et huit en finale –, dont l’enveloppe est doublée. Pour Xiamen, il s’agit du 5 000 m dames, du saut en hauteur dames, du 110 m haies hommes et du concours de saut à la perche hommes.
Source du contenu: www.lemonde.fr
