LA CHRONIQUE DE JACQUES DE SAINT-VICTOR – Réédition du portrait complexe et audacieux que le grand spécialiste de l’histoire de l’Italie a consacré au dictateur mort il y a quatre-vingts ans.
Relire, en ce 80e anniversaire de la mort de Mussolini, la remarquable biographie de Pierre Milza, parue pour la première fois en 1999, rappelle qu’il y a eu un court laps de temps, à la fin du XXe siècle, où la liberté d’expression était alors à son zénith. Nous sortions des temps de glaciation du marxisme triomphant, où tout n’était que causes économiques, où le capitalisme était la source de tous les maux et où la forme biographique était bannie (école des Annales et structuralisme aidant) et réservée aux « plumitifs de l’historiette ». Et nous n’étions pas encore de nos jours où le mot même de « révisionnisme » fait frémir les nouveaux gardiens du Temple et voue ceux qui osent encore sortir des sentiers battus aux dangers des poursuites judiciaires. Il faut donc profiter de la liberté de ton du meilleur historien français de l’Italie, le défunt Pierre Milza, qui nous offre avec ce portrait complexe et audacieux du dictateur italien une belle leçon d’originalité.
La vision volontairement…
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