Frédéric Vitoux : «L’appauvrissement de la langue française me désole»

Date:

ENTRETIEN – Membre très actif de la commission du Dictionnaire de l’Académie française, l’écrivain explique comment la disparition des mots comme la méconnaissance de leur sens nuisent à la bonne compréhension du monde et interdisent toute communication subtile.

Frédéric Vitoux vient de publier un roman passionnant sur un crime commis en 1817 et resté non résolu : La Mort du procureur impérial (Grasset). L’assassinat a eu lieu dans le sud de la France. À Paris, un journaliste relate les minutes du procès qui a lieu à Albi et à Rodez, et publie le tout sous forme de feuilleton dans une gazette. Le succès est instantané. Puis il se rend sur place et rencontre l’une des suspectes, une menteuse en réalité, s’éprend d’elle et l’aide à écrire ses Mémoires qui séduiront beaucoup de lecteurs en librairie. C’est « l’affaire Fualdès » du nom du procureur, qui passionnera toute l’Europe. Nous n’en dirons pas plus, car lorsque nous rencontrons l’académicien chez lui, à Paris, sur l’île Saint-Louis, où il est né, ce n’est pas pour parler de ses œuvres, mais de l’état actuel de la langue française. Un sujet qui lui tient à cœur.

LE FIGARO MAGAZINE. – Dans Le Monde , un linguiste nommé Rémi Soulié a déclaré que si nos enfants disent « wesh », il…

Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 88% à découvrir.

Vous avez envie de lire la suite ?

Débloquez tous les articles immédiatement.

Déjà abonné ?
Connectez-vous

Source du contenu: www.lefigaro.fr

Share post:

Populaire

More like this
Related