REPORTAGE – Dans cette ville du Sud ukrainien, proche d’une ligne de front et jadis occupée par les Russes, acteurs, metteurs en scène et présentatrices radio se mobilisent pour que les habitants se sentent chez eux.
« Mieux vaut éviter de se garer devant le théâtre », nous avertit-on. L’édifice néoclassique domine le centre de Kherson, face aux positions russes de l’autre côté du Dniepr. Les drones ennemis survolent la place en quelques minutes, guettant leurs cibles potentielles : de simples passants. Dans le parc adjacent, le drapeau ukrainien a remplacé la statue de Grigori Potemkine, ce colonisateur des steppes méridionales sous l’Empire russe. La statue a été emportée lors du retrait des forces du Kremlin en novembre 2022.
Le théâtre Mykola Koulich, malgré ses fenêtres soufflées par les explosions, demeure une ruche artistique à un kilomètre du front. Sur la scène principale, les techniciens préparent les décors d’une future pièce pendant que trois actrices répètent en sous-sol, sous la direction de leur metteuse en scène. Dans une autre pièce sous terre, des documentaristes tchèques organisent des rencontres avec des adolescents. Parmi les 10.000 enfants restés à…
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