Dopée par les besoins en puissance de calcul liés à l’IA, la consommation totale de ces infrastructures devrait représenter 3 % de l’électricité mondiale.
D’ici 2030, les centres de données consommeront à eux seuls en une année autant d’électricité que le Japon. Avec le développement de l’intelligence artificielle, l’appétit en énergie de ces machines va plus que doubler à cette échéance, selon un rapport de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) publié jeudi. L’institution évoque un défi pour la sécurité énergétique, sans parler du niveau d’émissions de CO2… « C’est l’une des questions énergétiques les plus urgentes et les moins bien comprises aujourd’hui », soulignent les auteurs.
La consommation totale de ces infrastructures devrait atteindre environ 945 térawattheures (TWh), soit un peu moins de 3 % de l’électricité mondiale, contre 415 TWh l’an dernier (1,5 %). Les plus grands centres en construction aujourd’hui consommeront l’équivalent de 2 millions de foyers. Or les centres de données sont inégalement répartis dans le monde : les États-Unis, l’Europe et la Chine concentrent environ 85 % de leur consommation.
Trouver suffisamment d’énergie à un prix abordable sera un défi. Les énergéticiens américains lorgnent le charbon – qui fournit 30 % des besoins actuels des data centers – et Donald Trump a signé mardi des décrets pour en « doper » l’extraction aux États-Unis. Mais les énergies renouvelables et le gaz naturel devraient prendre la tête « en raison de leur compétitivité en termes de coûts et de leur disponibilité sur les marchés clés », indique l’AIE.
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