«Dès que ça parle de Bachar, les gens rient» : à Damas, les humoristes «ne se refusent rien»

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REPORTAGE – Après des années semi-clandestines, des comédiens ont investi la scène d’un café de la capitale syrienne. Une thérapie nécessaire dans un pays à la liberté d’expression bridée depuis plus d’un demi-siècle.

Affrontant le froid mordant de l’hiver damascène, les mains serrées autour de gobelets bouillants, plus de 80 personnes sont venues assister à la soirée « micro ouvert » du Styria Comedy Club. Dans la salle comble du café Karma de le capitale syrienne, les rires sont sans retenue sous les volutes de fumée. « Ma mère est rentrée dans ma chambre alors que j’étais au téléphone avec ma copine musulmane, lance Malki, un chrétien syriaque, dans le micro grésillant, elle m’a demandé à qui je parlais, j’ai paniqué, j’ai préféré dire que j’étais homosexuel ».

Sur scène, une demi-douzaine d’humoristes plus ou moins aguerris confrontent leurs textes à un public bienveillant. Un Alaouite, un chrétien, un sunnite de Raqqa, un Palestinien ou encore un Druze se succèdent au micro. Un patchwork de la diversité religieuse et culturelle de la Syrie. « Ce n’est pas le début d’une blague mais d’une guerre civile », plaisante Malki. « Ce que nous avons traversé, ces années de guerre et d’oppression…

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Source du contenu: www.lefigaro.fr

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