CONTRE-POINT – Les juges auraient pu s’abstenir de cette exécution provisoire qu’ils ont demandée en sachant pertinemment l’impact politique qu’elle aurait.
Exécution provisoire. Cette formule juridique est tombée dans le domaine politique. Elle dit tout de la situation de Marine Le Pen. Au regard du jugement prononcé ce lundi, c’est la peine d’inéligibilité qui lui est infligée qui est d’exécution provisoire. C’est-à-dire, en langage courant, d’application immédiate. Mais c’est bien la députée du Pas-de-Calais, en tant que personnalité politique, qui est exécutée. À l’entendre riposter, on comprend cependant que cette exécution-là n’est que provisoire ; du moins dans son esprit.
Ce jugement est une bombe lancée sur la ligne de départ de la prochaine présidentielle. La présidente de la 11e chambre correctionnelle n’a d’ailleurs pas usé de faux-semblants : si elle a prononcé cette exécution provisoire, c’est en raison du possible « trouble à l’ordre public » provoqué par le fait que soit « candidate à l’élection présidentielle une personne déjà condamnée en première instance ». C’est donc bien la perspective d’une candidature de…
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