LA CHRONIQUE DE JULIEN SCAVINI – Jouer sur la longueur du petit pan pour réussir l’ajustement parfait impose parfois plusieurs essais.
Il est d’usage que la pointe du grand pan de la cravate s’arrête sur la ceinture du pantalon. Jouer sur la longueur du petit pan pour réussir l’ajustement parfait impose parfois plusieurs essais. Les Italiens, avec leur façon de se montrer indolents et décontractés, ne s’offusquent pas d’un petit pan plus long. Ils appellent cela la «sprezzatura». Cette nonchalance feinte va plus loin, ils ne coincent pas le petit pan dans la boucle arrière appelée «keeper». Le petit pan se balade librement donnant à l’objet un air de foulard.
À l’inverse, les obsédés de la netteté peuvent recourir à la pince à cravate que tous les imbéciles placent en haut, alors qu’elle se dispose vers le bas. Le jeune prince Charles faisait cela très bien. Dans le même esprit, des élégants de haute volée s’amusent à coincer le grand pan dans la ceinture du pantalon. Dans les années 1950, surtout aux États-Unis, policemen et vendeurs de glaces avaient pour habitude de faire rentrer la cravate dans la chemise entre deux…
Source du contenu: www.lefigaro.fr
