L’avenir de ces discussions sur la réforme des retraites ne tient qu’à un fil. Organisations patronales et syndicales se rejettent la faute, sans épargner le gouvernement.
Plus personne, ou presque, n’ose encore avancer que l’actuel conclave sur les retraites peut finir dignement. Les récents propos du premier ministre, qui ferme la porte à un retour de l’âge de départ à 62 ou 63 ans, ont douché les derniers espoirs. Les syndicats crient à la « trahison ». Quant au patronat, il accuse ces derniers d’avoir des demandes irréalistes. Dans chaque camp, on se braque, on quitte la table et plus aucun compromis final ne semble atteignable. Bref, l’échec des discussions entre partenaires sociaux pour « améliorer » la réforme des retraites, que François Bayrou avait souhaité en janvier – essentiellement pour s’éviter une motion de censure du PS –, est acté.
Dans cette ambiance de défaite, l’heure est aux règlements de comptes. Depuis le début de la semaine, pas un jour ne passe sans qu’un leader syndical, patronal ou un membre du gouvernement ne désigne un coupable. Ce mercredi matin, la secrétaire générale de la CFDT, Marylise Léon, s’est ainsi désolée sur…
Source du contenu: www.lefigaro.fr
