INTERVIEW EXCLUSIVE – Bras de fer avec l’Algérie, retraites, réforme de l’État… Le premier ministre précise sa feuille de route et appelle les oppositions à la « responsabilité », sans quoi « le pays ira vers des accidents majeurs ».
Dans un entretien au Figaro, le premier ministre, François Bayrou, détaille sa méthode pour pousser l’Algérie à reprendre les ressortissants que la France veut expulser, quitte à remettre en cause l’accord de 1968. Sur les retraites, malgré les dissensions entre les syndicats, il veut encore croire à un accord pour revoir la réforme, sans exclure un référendum en cas de « blocage ». Le président du Mouvement démocrate (MoDem) annonce enfin le lancement de « conventions citoyennes » pour nourrir un débat sur « qu’est-ce qu’être français ».
Algérie : « Si l’accord n’est pas respecté, l’accord sera dénoncé »
LE FIGARO. – En durcissant le ton vis-à-vis de l’Algérie , lancez-vous un ultimatum ?
FRANÇOIS BAYROU. – Ultimatum, ce n’est pas notre démarche. Cette crise ne vient pas du gouvernement français, elle vient du refus des dirigeants algériens de remplir les obligations auxquelles ils sont engagés. Ces décisions politiques, ce n’est pas le peuple algérien, pas nos compatriotes d’origine algérienne qui les ont voulues. Ceux-là ne veulent…
Source du contenu: www.lefigaro.fr
