Au lendemain de l’ultimatum posé par le gouvernement français à Alger, menaçant de remettre en cause l’accord de 1968 sur les visas, la plupart des Franco-algériens interrogés par Le Figaro déplorent des tensions «entre politiciens» liées, selon eux, à des voix de l’«extrême-droite».
«Les choses vont s’arranger». Le refrain est entendu de la bouche de nombreux Algériens, au lendemain d’une réunion interministérielle de crise à Matignon sur l’Algérie. Après l’attaque terroriste à Mulhouse samedi dernier, où un Algérien, que la France avait tenté d’expulser dix fois, a tué un homme et blessé sept autres au cri de «Allah akbar», le ton entre les deux pays est encore monté d’un cran. Reprenant le vœu du ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau qui prônait samedi d’instaurer un «rapport de force» avec Alger, le chef du gouvernement François Bayrou a donné mercredi à Alger un délai d’«un mois, six semaines» pour montrer une meilleure coopération sur les expulsions de ses ressortissants sous OQTF en France. Faute de quoi, le gouvernement se donnerait le droit de réviser l’accord de 1968 et ses dispositions spéciales pour les Algériens arrivant dans l’Hexagone.
«Cela va s’arranger, il n’y a pas de raison», minimise Khadija*, qui sort ce jeudi du consulat d’Algérie dans le 12e…
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