CRITIQUE – Cette grande figure de la NRF est célébrée un siècle après sa mort, dans un gros volume reprenant l’intégralité de ses critiques et de ses essais ainsi que son unique roman. Passionnant.
«De quoi me parlait Jacques Rivière ? Pour nous en tenir à la littérature, il m’apparaissait comme un défenseur de l’avant-garde, par les écrivains dont il traitait (Gide, Claudel, Proust, Dada) autant que par ceux qu’il ne mentionnait pas. (…) Aucun écrivain à la grandeur encore à découvrir, et parmi lesquels Rimbaud , ne lui a échappé, à lui, aucun futur démodé ne l’a retenu. » C’est en ces termes que Jean-Yves Tadié présente magistralement l’œuvre de cette cheville ouvrière de la NRF, mort il y a tout juste un siècle, à 39 ans, et, mutatis mutandis, injustement tombé dans l’oubli ; œuvre réunie dans un gros volume que publie Bouquins dans une édifiante édition critique forgée par quelques belles plumes (Ariane Charton, Jean-Marc Quaranta…).
Pour nombre d’entre nous, le nom et la renommée de Jacques Rivière ne vont pas au-delà de sa longue amitié avec Alain-Fournier et de son rôle déterminant à la Nouvelle Revue française, dont il fut le secrétaire, et enfin le directeur, à partir…
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