RÉCIT – Jusqu’ici, l’Europe a assumé la majorité de l’aide à l’Ukraine, avec 134 milliards d’euros cumulés depuis trois ans, contre 114 milliards pour les Américains. Mais pourra-t-elle assumer la charge seule si Washington arrête ?
Une douzaine de dirigeants européens ont été accueillis à Kiev, lundi matin, par une alerte aérienne. « Danger de missiles sur tout le territoire de l’Ukraine ! », prévenait sur Telegram l’armée de l’air ukrainienne. Les responsables des institutions européennes, Ursula von der Leyen et António Costa, escortés de 22 commissaires, le Canadien Justin Trudeau, l’Espagnol Pedro Sanchez, les dirigeants baltes et scandinaves avaient fait le déplacement pour marquer leur soutien à l’Ukraine au 3e anniversaire de l’invasion russe. Et resserrer les rangs face à la tentation d’une paix négociée entre Donald Trump et Vladimir Poutine, sans les Ukrainiens ni les Européens.
« Dans cette lutte pour la survie, ce n’est pas seulement le destin de l’Ukraine qui est en jeu. C’est le destin de l’Europe », a déclaré la présidente de la Commission. L’Union européenne se retrouve au défi, d’une part, de rester politiquement soudée aux côtés de l’Ukraine et, d’autre part, de devoir assumer seule…
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