CONTRE-POINT – Dès son premier jour à Matignon, Michel Barnier a admis qu’il fallait «améliorer» cette réforme, ce qui signifie la rogner.
Le télescopage entre la laborieuse discussion budgétaire et celle, ce jeudi, de la proposition de loi, visant à abroger la réforme des retraites, souligne la difficulté française à prendre au sérieux la question de la maîtrise des finances publiques. Et montre à quel point les calculs ou les contraintes politiques peuvent aller à l’encontre de la nécessité économique.
D’un côté, on voit comment le premier ministre a du mal à la fois à trouver et à faire accepter des mesures d’économie, dont chacune est contestée mais dont la totalité laisserait encore le déficit à plus de 5% du PIB. Qu’elles viennent des oppositions ou des groupes de la majorité, toutes les exigences (sur les retraites, le prix de l’électricité ou les charges des entreprises) ont pour effet de peser sur les finances publiques. Comme si les politiques, toutes sensibilités confondues, n’étaient capables que de peser dans un seul sens, celui de la facilité.
Alors qu’il est déjà difficile de s’attaquer aux déficits…
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