Pendant la Semaine des arts, en janvier, Akram Khan a signé une création présentée dans le désert saoudien du Wadi al-Fann. Quelques semaines après celle de Noé Soulier pour le Junior Ballet de l’Opéra. Une avancée majeure dans un pays où montrer son corps ne va pas de soi.
La danse. C’est l’une des révolutions les plus emblématiques de ce qui s’écrit aujourd’hui sur les sables d’al-Ula, vaste région du nord-ouest de l’Arabie saoudite. Le paysage de rochers de grès travaillés par l’eau et le vent dessine une scène d’une fascinante beauté.
On peut cependant s’étonner qu’un art qui touche au corps se soit aussi vite acclimaté dans une région où la culture occidentale pénétrait à peine il y a huit ans encore. Et où les femmes portent encore l’abaya et se cachent parfois sous un niqab qui laisse juste percer leur regard. La création d’Akram Khan, chorégraphe anglo-bangladais, qui a chorégraphié la cérémonie d’ouverture des JO de Londres en 2012, était le clou de la Semaine des arts, organisée cet hiver par la commission royale, instance qui choisit les projets à mettre en œuvre.
« C’était un sacré challenge de créer hors de mes habitudes de travail !, lance Akram Khan. J’ai voulu m’adjoindre une artiste saoudienne pour la scénographie et les costumes. Manal…
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