Ces missives entre le peintre et une inconnue font l’objet d’une exposition dans la bibliothèque où elles ont été exhumées. Elles jettent une lumière crue sur l’artiste, pornographe pigeonné par une courtisane.
« Le paquet se trouvait là, sur cette étagère poussiéreuse, probablement sorti d’un des meubles de l’ancien directeur dans la perspective de notre déménagement prévu en 2028 dans un bâtiment plus spacieux du centre-ville. » Attention aux poutres et aux toiles d’araignée dans le grenier en soupente de la bibliothèque de Besançon, vénérable institution existant depuis 1694 et qui réunit notamment les archives du Doubs (400.000 références). Dans ce recoin négligé, Pierre-Emmanuel Guilleray, découvreur avec deux autres conservateurs maison, s’émeut encore au souvenir de cette journée du 15 novembre 2023.
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Quand il lui est apparu que ce qu’il tenait en main était une correspondance oubliée. Celle, fort salée, échangée par le célèbre peintre natif d’Ornans Gustave Courbet (1819-1877) dont aujourd’hui le moindre papier signé vaut entre 5000 et 6000 € au marteau, et une certaine Mathilde Montaigne Carly de Svazzema.
Ce lot quasi complet (116 lettres sur 130) est depuis le 21 mars visible sur…
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