DÉCRYPTAGE – Après une percée aux européennes, le parti de Sahra Wagenknecht (BSW) est rattrapé par son ancienne formation, Die Linke, et son nouveau visage : Heidi Reichinnek.
Heidi Reichinnek après Sahra Wagenknecht. Chaque élection allemande connaît son phénomène à l’extrême gauche de l’échiquier politique. Avec ses faux airs de Rosa Luxemburg et sa rhétorique affûtée, Wagenknecht la pasionaria issue de l’ex-parti unique de RDA avait réussi l’exploit d’obtenir 6,2 % des voix aux européennes, six mois après la création de son mouvement. Son homologue de Die Linke est en passe de réussir le tour de force de ressusciter un parti donné pour mort.
Ces deux femmes ont en commun, en plus du socle idéologique marxiste, d’être nées à l’Est. Sahra Wagenknecht avait quitté avec fracas le parti né sur les cendres du SED pour créer l’alliance portant ses initiales (BSW). Elle lui reprochait d’être devenu un parti de bobos, obsédé par l’antiracisme et les théories du genre. Son positionnement pro-Poutine lui avait même permis d’engranger des scores à 2 chiffres lors des élections régionales de septembre à l’Est. Ses 15,8 % de voix obtenues en Thuringe et les 13,5 % dans le
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