Depuis une dizaine d’années, Harry Nuriev s’emploie à brouiller les pistes. Celui qui est né en Russie, a longtemps vécu aux Etats-Unis et est aujourd’hui installé à Paris est-il artiste ? Designer ? Critique-t-il la société de consommation ? Ou, par ses nombreuses collaborations avec des marques de prêt-à-porter ou de luxe (Balenciaga, Fusalp, Nike, Baccarat…), y participe-t-il ? Et d’ailleurs, crée-t-il ou bien détourne-t-il, lui qui récupère chaussettes, denim, claviers d’ordinateur pour imaginer des objets ?
Un peu de tout cela. « Lèche-vitrines », son exposition à la galerie Sultana (Paris 3e) jusqu’au 8 mars, apporte une réponse à toutes ces questions. Il s’offre, à 40 ans, un plongeon dans le monde de l’art, imaginant des œuvres qui, « contrairement à n’importe quel objet de design, même le plus radical, échappent à l’idée de fonctionnalité, de confort ».
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