« Les Fils qui se touchent » : un regard intime sur une mémoire populaire fragilisée

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L’AVIS DU « MONDE » – À NE PAS MANQUER

Une nuit, à l’approche de ses 50 ans, le journaliste et réalisateur Nicolas Burlaud émet des sons étranges. Hébété, les yeux à peine entrouverts, le voilà allongé dans son lit presque inconscient. Sa femme fait venir les pompiers qui lui demandent son nom, sa date de naissance et son adresse. Il répond avec peine à la première question, ne se souvient pas du reste. Il ne le sait pas encore, mais il vient de subir une crise d’épilepsie foudroyante qui a atteint momentanément sa mémoire.

Ce troublant épisode médical est le point de départ des Fils qui se touchent, le troisième documentaire de Nicolas Burlaud après La Fête est finie (2015) et La Bataille de la Plaine (2021). Pendant une partie du film, on suit ses rendez-vous avec des spécialistes pour comprendre ce qui lui est arrivé. Par le biais de l’image et du son, le réalisateur tente de restituer de manière sensible les examens auxquels il est soumis. On le sent fasciné quand un scanner révèle la présence d’un éclat de grenaille de 4 millimètres entre le crâne et la peau. Fausse piste médicale, mais premier embranchement d’une œuvre construite comme une suite de ramifications mémorielles dans un aller-retour fécond entre l’intime et le collectif. entre l’intime et le collectif.

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Source du contenu: www.lemonde.fr

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