ENTRETIEN – Pour penser les guerres actuelles, l’ancien général de l’armée de terre invite à relire les grands stratèges et les grands stratégistes, de Sun Zi à Clausewitz en passant par Machiavel.
Ancien directeur de l’Institut des hautes études en défense nationale, le général Benoît Durieux publie, avec l’historien Michel Wieviorka, Les Maîtres de la stratégie, de Sun Zi à Warden (Seuil). Les auteurs y analysent les contributions à la réflexion des grands stratégistes et des grands stratèges militaires.
LE FIGARO. – Avec l’historien Michel Wieviorka, vous publiez une recension des grands penseurs de la stratégie militaire. Mais de quoi parle-t-on quand on parle de stratégie ? D’une forme de machiavélisme, d’une boussole dans la crise, de pragmatisme face à un objectif ?
Général Benoît Durieux. - Fondamentalement, la stratégie permet de donner un sens à l’usage de la force. C’est ce qui relie l’usage de la force à l’objectif politique qu’on cherche à atteindre. Sans stratégie, si on ne fait que de la tactique, on court à l’échec. Le concept s’articule autour de trois grandes dialectiques qui correspondent à autant de dilemmes. La première dialectique, est celle du présent…
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