DÉCRYPTAGE – Trop contraignante et trop coûteuse pour les ménages, leur mise en place est déjà affaiblie par une série de dérogations décidées par les municipalités. Certains dispositifs, pourtant obligatoires, ne sont même pas appliqués.
À peine lancées, déjà fragilisées. Les zones à faibles émissions (ZFE), mises en place pour exclure les voitures les plus polluantes des centres-villes, ont du plomb dans l’aile. Certaines métropoles qui l’appliquent ont rapidement desserré l’étau. Ainsi, les élus de la métropole de Montpellier, qui ont interdit depuis le 1er janvier la circulation des voitures portant la vignette Crit’Air 3 – celles à essence immatriculées avant 2006 et les diesels immatriculés avant 2011 -, vont prendre une mesure qui va soulager plus d’un automobiliste.
Ce jeudi, un texte va être voté pour garantir la non-verbalisation des contrevenants jusqu’en 2027. Soit deux ans de tranquillité accordés à tous ceux qui ne peuvent changer leur guimbarde contre un modèle plus écologique. « Il faut tenir compte des contraintes que font peser sur les ménages ces dispositions. Nous avons entendu les maires qui s’inquiètent de la mise en œuvre des ZFE », dit-on à la métropole.
Pour ses partisans, cet assouplissement se justifie…
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