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Dans une première interview depuis la mort du fondateur du FN, sa fille est revenue sur «l’une des décisions les plus difficiles de sa vie».
Exclure son prédécesseur n’est pas anodin politiquement, mais encore moins lorsqu’il s’agit de son propre père. Dimanche 12 janvier, dans une première interview depuis la mort de Jean-Marie Le Pen cinq jours plus tôt, Marine Le Pen, la présidente du groupe RN à l’Assemblée nationale, s’est confié sur la décision qu’elle a prise en 2015 d’exclure son père du Front national. «Prendre cette décision a été l’une des plus difficiles de ma vie et jusqu’à la fin de mon existence, je me poserai toujours la question : ’Est-ce que j’aurais pu faire autrement ?’».
«C’est un peu injuste de le juger uniquement à l’aune de ces polémiques», réagit l’ancienne candidate à la présidentielle à propos du fondateur du parti qualifié par ses opposants de «diable de la République» pendant des décennies, notamment pour ses déclarations décriées sur la Shoah. «Sur 80 ans (de vie politique), sauf si vous êtes une sorte d’ectoplasme sarkozyste ou socialiste, il est inévitable d’avoir des sujets qui suscitent des polémiques», balaie Marine Le Pen, qui juge malgré tout «malheureux» que son père «se soit enferré dans ces provocations». «Le problème, c’est qu’il recommençait», reconnaît-elle.
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Dédiabolisation
En 2015, celle qui avait pris quatre ans plus tôt la tête du parti frontiste avait décidé d’exclure le patriarche, jusque-là président d’honneur, après une nouvelle saillie à propos de «l’occupation allemande», qui n’aurait pas été «particulièrement inhumaine». Jean-Marie Le Pen, plusieurs fois condamné par la justice, notamment pour contestation de crimes contre l’humanité, avait également promis une «fournée» au chanteur Patrick Bruel.
Dans le même temps, Marine Le Pen souhaitait accélérer sa course pour une «dédiabolisation» du Front national qu’elle entendait justement détacher de son sulfureux passé, entretenu depuis des décennies par les polémiques de son père, à l’image du «détail de l’histoire de la Seconde guerre mondiale» – nom qu’il avait choisi en 1987 pour qualifier les chambres à gaz. Une dédiabolisation qui s’est poursuivie en 2018 avec un changement de nom, en passant du «Front» au «Rassemblement». Pour Marine Le Pen, l’héritage politique de son père, qui a accédé au second tour de la présidentielle en 2002, est décidément une question délicate.
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