DÉCRYPTAGE – Après beaucoup de sacrifices, la croissance de l’Espagne et la maîtrise de ses déficits sont des leçons pour la France. La popularité du roi espagnol en est un signe inattendu.
Le 24 décembre dernier, Felipe VI prononçait son discours de Noël pour la dixième année depuis son intronisation en 2014. Pendant seize minutes, en costume de ville, le cheveu court et gris, la barbe cendrée taillée finement, il a abordé longuement le drame des inondations à Valence, qui a bouleversé l’Espagne. Il a n’a pas hésité à parler d’immigration, en insistant sur la menace qu’elle faisait peser sur la cohésion du pays. Puis il a rappelé l’importance de la Constitution de 1978 et de l’engagement européen de l’Espagne.
Le discours a été salué par la droite, et même le Parti socialiste, qui ne l’aime guère, y a trouvé des motifs de satisfaction. « Les enquêtes d’opinion montrent toutes qu’il a restauré l’autorité morale de la couronne », relève Benoît Pellistrandi, auteur d’un livre récent intitulé Les Fractures de l’Espagne (Gallimard). Début janvier, le journal en ligne L’Espagnol, a confirmé dans un sondage que cette popularité n’a pas fléchi après le drame de…
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