Comme Ntamack, Alldritt ou Ramos, le pilier gauche des Bleus aimerait disputer la tournée d’été en Nouvelle-Zélande, alors que les cadres tricolores devraient être ménagés durant cette période.
Pour les Bleus, c’est sûrement la tournée d’une vie. Le XV de France affrontera en effet les All Blacks à Dunedin, Wellington et Hamilton les 5, 12 et 19 juillet prochain. À l’issue de la victoire dans le dernier Tournoi des six nations, plusieurs internationaux, parmi lesquels Grégory Alldritt ou Romain Ntamack, ont avancé qu’ils aimeraient pouvoir participer à cette tournée en Nouvelle-Zélande, dont ils sont normalement exemptés, mais la FFR n’a pas non plus exclu la possibilité de faire une exception.
«S’il faut y aller, ce sera avec plaisir parce que des tournées en Nouvelle-Zélande c’est quand même des moments uniques», avait déclaré Romain Ntamack. Et de poursuivre : «Je ne sais pas trop encore ce qu’il est possible de faire ou pas, si les finalistes auront le droit d’aller en Nouvelle-Zélande. Peut-être qu’il y aura une exception de fait en fonction de la tournée.» Également interrogé, l’arrière Thomas Ramos a expliqué que les joueurs ont «moins de certitude que les années passées».
«Si j’ai le choix, j’aimerais évidemment en être !»
Interrogé par nos confrères de Midi Olympique, le pilier gauche des Bleus et de Toulon, Jean-Baptiste Gros, a également manifesté son envie d’aller défier les triples champions du monde (1987, 2011, 2015) sur leurs terres. «Si j’ai le choix, j’aimerais évidemment en être ! Ça semble incroyable comme expérience et c’est quand même le pays du rugby, avance-t-il. Mais ce n’est pas moi qui vais prendre la décision. Comme l’a dit le staff, tout dépendra de notre forme à la fin de la saison. Personnellement, je ne ferme la porte à rien. Tout ce que je veux, c’est jouer, jouer, jouer. Que ce soit ici ou en Nouvelle-Zélande, j’ai envie de jouer.»
Les principaux joueurs du XV de France – ceux dits «premium» – ont été dispensés des dernières tournées estivales (Australie 2021, Japon 2022 et Argentine 2024) pour alléger leur calendrier surchargé, ce qui est formalisé par un accord entre les clubs et la fédération. L’avenant d’octobre 2024 de la convention entre la LNR et la FFR précise pour les matches de l’été 2025 et 2026 que «les finalistes du Top 14 ne seront pas sélectionnés pour ces périodes internationales».
Si les joueurs viennent avec trop de minutes déjà jouées et n’ont pas de plage de récupération après, je les ai perdus pour la Coupe du monde
Fabien Galthié
Dans la longue interview qu’il avait accordée au Figaro après le Tournoi, le sélectionneur tricolore s’était montré réticent à cette éventualité d’amener ses meilleurs joueurs cet été à l’autre bout de la planète. «Si on trouve un aménagement (avec les clubs, NDLR), on peut y réfléchir. Sinon, franchement, si c’est pour se dégrader physiquement, nous mettre en danger jusqu’à 2027, ça n’a aucun intérêt, a-t-il insisté. Si les joueurs viennent avec trop de minutes déjà jouées et n’ont pas de plage de récupération après, je les ai perdus pour la Coupe du monde. Ils n’auront pas le temps de se régénérer, ni pour la tournée de novembre prochain – où l’on reçoit l’Afrique du Sud, les Fidji et l’Australie – ni pour le tournoi 2026. Et, après, il y a une dette de régénération qui les met en danger sur leur niveau. Ce serait égoïste de simplement dire : “Je veux la meilleure équipe possible pour aller défier les All Blacks.” Mais qu’est-ce qui compte en premier ? C’est la santé des joueurs.»
Source du contenu: www.lefigaro.fr
