Pour Violette Dorange et DeVenir, son monocoque de 18 mètres, ça sent l’écurie. « Il nous reste une grosse semaine », estime la benjamine de la 10e édition du Vendée Globe – contactée par téléphone vendredi 31 janvier –, qui « parie » sur son arrivée aux Sables-d’Olonne (Vendée) dimanche 9 février, « même si les fichiers météo ne sont pas encore bien clairs ».
Tout juste sortie d’une zone de vent fort dans l’Atlantique, la navigatrice de 23 ans est ralentie par l’influence de l’anticyclone des Açores, mais, après près de 83 jours de mer, ça n’est pas pour lui déplaire. « Ça fait du bien de profiter une dernière fois du soleil et d’avoir du vent un peu plus faible, car ces derniers jours il y avait 25-30 nœuds [entre 45 et 55 km/h] et j’étais au reaching [allure où le vent arrive presque perpendiculairement au bateau, qui penche et bondit sur les vagues qu’il reçoit par le travers]. Du coup, ça tapait dans tous les sens et la vie à bord était difficile ; et puis il y a eu “Cali” », souffle-t-elle.
Cali, c’est le surnom d’Arnaud Boissières (La-Mie-Câline), un de ses plus proches concurrents au classement depuis des semaines, dont le bateau a brutalement démâté, le 30 janvier. Une avarie aussi irréparable qu’inexplicable, à dix jours seulement de l’arrivée.
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