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Le navigateur allemand a vécu un épisode orageux dantesque le long du Brésil. Il s’en est heureusement sorti sans drame…
Classé à la sixième place du Vendée Globe, à 2240 milles ce mercredi matin du leader Charlie Dalin, Boris Herrmann sort d’un épisode le long du Brésil qui lui a provoqué une sacrée frayeur. Le long du Brésil, une succession d’orages est venue perturber sa navigation avec d’énormes pluies et surtout des coups de tonnerre, des éclairs et de la foudre qui a endommagé les systèmes électroniques de son monocoque Malizia – Seaexplorer. « Ceux qui disent que la foudre ne frappe jamais deux fois au même endroit ont tort, a-t-il détaillé. Mais peut-être que ce dicton ne s’applique pas quand le lieu est en mouvement »…
Dans une vidéo qu’il a pu envoyer une fois la situation maîtrisée et redevenue à la normale, le navigateur a raconté son calvaire : « J’ai vécu une journée les plus folles en mer avec un front massif, des orages, je n’ai jamais rien vu de tel dans toute ma vie et mes nombreuses années de navigation. C’était presque toute la nuit, toute la journée. Une pluie battante, je n’ai jamais entendu ou vu quelque chose comme ça auparavant, plus des orages, mais les plus fous, du vent de toutes les directions, des combats et des vagues, donc le bateau empannait et était couché à plat sur la mer. Plusieurs fois, j’ai été projeté dans tous les sens, heureusement rien ne s’est cassé. Mais ensuite l’éclair a frappé si près qu’immédiatement mon écran d’ordinateur a clignoté et est devenu noir, le pilote automatique s’est éteint, tous les instruments se sont éteints, toutes les alarmes se sont déclenchées, le bateau s’est couché sur l’eau, le vent a continué à augmenter, avec plus de tonnerre, plus d’éclairs. Cela a été vraiment une journée mémorable et un combat…»
Et le skipper, premier Allemand à terminer le Vendée Globe en 2021, à une belle 5e place et proche du monégasque Pierre Casiraghi de conclure : « Maintenant, nous sommes sortis de ce front. Depuis une demi-heure, nous avons à nouveau du vent du nord, nous sommes devant. Grâce à la petite équipe nous avons pu récupérer un pilote automatique c’est vraiment bien mais le radar est cassé, l’écran ne fonctionne plus. Heureusement je peux charger les batteries, j’ai de l’électricité, j’ai le dessalinisateur. Je n’arrive toujours pas à croire à cette journée folle folle folle folle »…
Un calvaire que Boris Hermann avait déjà vécu lors de la transatlantique New York- Vendée les Sables d’Olonne en juin dernier. Et une mésaventure partagée également par deux bateaux de la Coupe de l’America en pleine régate à Barcelone en septembre dernier.
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