Un supporteur de l’AS Saint-Etienne jugé pour violences aggravées pour un jet de projectile sur un arbitre lors du derby face à Lyon

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Le supporteur du club de football de l’AS Saint-Etienne (ASSE) accusé d’avoir jeté une pièce de monnaie sur la tête d’un arbitre, dimanche 20 avril, lors du match de Ligue 1 contre l’Olympique lyonnais (OL), sera jugé le 13 octobre par le tribunal de Saint-Etienne.

L’homme de 28 ans devra répondre des chefs de « violences aggravées suivies d’incapacité totale de travail n’excédant pas huit jours à l’occasion d’une manifestation sportive » et de « jet de projectiles présentant un danger pour la sécurité des personnes dans une enceinte sportive à l’occasion d’une manifestation sportive », a précisé le parquet stéphanois, mardi 22 avril.

En vertu du contrôle judiciaire mis en place d’ici là, l’intéressé a l’interdiction de « détenir ou porter une arme, de paraître au stade Geoffroy-Guichard et à ses abords ». Il doit par ailleurs se présenter au commissariat de Saint-Etienne les « jours de match officiel » de l’ASSE, y compris ceux se disputant à l’extérieur.

Au terme de près de deux jours de garde à vue, l’homme, qui n’a aucun antécédent judiciaire, a été déferré, mardi après-midi, devant un magistrat stéphanois. « Il a reconnu avoir lancé à deux reprises une pièce de monnaie, dont une pièce de deux centimes qui a atteint un arbitre de touche sur le sommet du crâne », a déclaré le procureur adjoint, Aurélien Buffart.

L’arbitre, la LFP et la FFF parties civiles

Mehdi Rahmouni, l’officiel touché par le jet de projectile, a déposé plainte et bénéficie d’un jour d’incapacité totale de travail. Il a fait part de son intention de se constituer partie civile dans la procédure, de même que la Ligue de football professionnel (LFP) et la Fédération française (FFF). L’ASSE a, de son côté, annoncé à l’Agence France-Presse, mardi soir, avoir déposé plainte dans la matinée.

L’incident, qui avait entraîné une suspension du match d’une quarantaine de minutes, intervient alors que les Magic Fans et les Green Angels, deux groupes de supporteurs ultras du club, ont été sous la menace d’une dissolution par les autorités – pour l’heure écartée.

Le supporteur interpellé par la police à l’intérieur du stade Geoffroy-Guichard à la fin de la rencontre remportée par l’ASSE (2-1) « a précisé être abonné en tribune Charles-Paret mais n’être membre d’aucune association de supporteurs », a ajouté le procureur adjoint.

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Source du contenu: www.lemonde.fr

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