Top 14 : entre Vannes et Perpignan, grand malheur au perdant

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Les deux derniers du championnat s’affrontent en Bretagne, ce samedi, dans l’ultime match de la peur. En cas de défaite, les promus Vannetais diraient probablement adieu au maintien.

Le Top 14 s’apprête à rendre son premier verdict. Si la bataille est pleine de suspense et promet monts et merveilles au sommet du championnat, celle pour le maintien n’est pas en reste et devrait prendre un tournant décisif, ce week-end, à l’occasion d’une savoureuse 20e journée. Le RC Vannes (14e, 28 points) accueille l’USAP (13e, 30 points) pour un angoissant duel des mal classés. Des mal classés qui restent d’ailleurs sur deux défaites d’affilée pour le premier, trois pour le deuxième. On a connu meilleures dynamiques…

Samedi dernier, les Bretons sont tombés les armes à la main face au LOU, quand Perpignan a perdu sur la pelouse de Mayol. Dans le même temps, leurs deux autres adversaires à distance, le Stade Français et le Racing 92 – qui relèvent la tête -, en ont profité pour s’imposer, creuser l’écart et se donner de l’air. Ainsi, la situation est assez claire : si le RCV s’incline, il comptera au moins cinq points de retard sur la 13e place, plus que critique. Perpignan, malgré un calendrier chargé, peut donc faire un très grand pas vers le maintien, tout en enterrant un peu plus les Bretons.

On espérait être encore en vie à ce moment de la saison

Jean-Noël Spitzer

Des Bretons qui ne veulent cependant pas abdiquer, et qui se sont donné le droit de s’offrir une telle opportunité grâce à leurs trois succès obtenus entre la 15e et la 18e journée. «Il y a une forme d’attente par rapport à ça. C’est ce qu’on espérait, être toujours en vie à ce moment de la saison, fin mars. Jouer des matches qui sont décisifs, c’est excitant, mais on ne se voile pas la face. Il y a de l’attente mais pas de l’excitation, ce n’est pas non plus une finale (…) Quand on a lancé notre saison, la crainte était de ne pas pouvoir vivre ce genre de moments. On en a déjà vécu un avec le match du Stade Français, les joueurs ont puisé de l’expérience. Il faut refaire cette performance», s’est félicité le manager vannetais, Jean-Noël Spitzer, en conférence de presse cette semaine.

Un Jean-Noël Spitzer, toujours suspendu et qui ne sera pas présent sur le bord du terrain, dans un match aussi important. «On me prive de quelque chose qui est au cœur même de mon existence. J’y ai consacré presque ma vie. De ne pas être sur le terrain, c’est beaucoup d’émotions», constate tristement ce dernier auprès de Ouest-France. Mais les Morbihannais peuvent s’appuyer sur de meilleurs signes : ils restent invaincus à domicile depuis deux matches (victoires face au Stade Français et à Montpellier), forts de performances offensives construites. Mieux, Perpignan ne s’est toujours pas imposé à l’extérieur cette saison et arrivera en terre bretonne avec une pression importante. De quoi rassurer le capitaine Francisco Gorrissen et les siens dans l’optique d’un succès primordial.

L’USAP en plein doute offensif

Les Catalans enchaînent d’ailleurs les désillusions depuis plusieurs semaines et peinent toujours autant à produire du jeu. Pour preuve, l’USAP est la seule équipe à n’avoir pas encore franchi la barre des 400 points inscrits cette saison (319), quand Vannes en est déjà à 484. Une anomalie, pour une équipe réputée joueuse. Mais ils s’appuient, à l’inverse de Vannes, sur une solide défense (5e meilleure du championnat) et auront certainement de quoi contrecarrer les ardeurs offensives bretonnes.

Après un mois de mars catastrophique, l’heure est ainsi à la remobilisation. «C’est un match différent, évidemment. Il y a une tension qui est palpable depuis le début de la semaine», clame Franck Azéma, dans des propos rapportés par nos confrères de l’Indépendant .

Et le manager catalan d’ajouter : «Mais cela fait déjà 15 jours que tout le monde a cet objectif en tête. C’est un rendez-vous qui est coché depuis le début de la saison, et on y est. C’est excitant de voir, à la fois, ce stress, cette peur, cette tension. Ça parle un peu de phase finale, et ça a cette saveur-là, ça implique beaucoup de responsabilité. Mais c’est bon de devoir assumer aussi.» Face à Toulon, la semaine dernière, Perpignan, qui sait à merveille gérer l’exercice du maintien, s’était offert le droit de largement remanier son équipe pour frapper un grand coup dans le Morbihan.

Entre deux équipes joueuses et deux régions que tout oppose, le spectacle promet d’être explosif, sur le terrain comme en tribunes. Pour preuve, plus de 600 supporters catalans sont attendus à La Rabine, selon nos confrères de l’Indépendant. À Vannes également, le public breton devrait avoir son mot à dire. «On a la chance de jouer ce match à domicile, à La Rabine, devant notre public. On sait l’ambiance et l’atmosphère spéciales qu’il peut y avoir dans ce stade. Tout cela est une force et une émotion particulière pour nous», se réjouit Spitzer, qui met cependant en garde ses hommes : «Gagner ce match ne suffira pas, il faudra en gagner d’autres…»

Source du contenu: www.lefigaro.fr

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